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HYDRAULIQUE  PRATIQUE -  BOUTEILLE  CASSE  PRESSION

Introduction

Ces vingt dernière années, les matériels hydraulique de régulation, statiques ou télécommandés ont énormément évolués, et doivent êtres sélectionnés avec beaucoup plus de rigueur sous peine;
- dans le moins pire des cas, ne servir à rien.
- dans le pire des cas, nuire au fonctionnement rationnel des installations.
La chasse au rendement, plus financier que technique d'ailleurs, est ouverte, cela se traduit par marchés travaux avec obligation de performance, et donc des cahiers des charges pointus.

Si les matériels de production thermique moderne, qui visent à moins consommer d'énergie en maîtrisant la température des fumées, et moins polluer par l'abaissement des NOx rejetés, sont relativement facile à sélectionner, il n'en va pas de même pour le dimensionnement du couple des boucles hydraulique primaire/secondaire.
Leurs interactions négative est difficilement mises en évidence avant l'exploitation réelle des bâtiments.
Bien souvent c'est la société chargée de la conduite de ces installations, l'exploitant présent sur le terrain en permanence, qui mets en évidence les erreurs de conception au fur et à mesure des réclamations pour inconfort thermique.
Mais une fois les installations réceptionnées et le transfert de responsabilité effectué il est très difficile de faire< "bouger les choses"

La base de la mécanique des fluides

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Ce domaine a pour objet d'étude les fluides, c'est à dire les liquides et les gaz. Ces deux milieux ont la propriété d'être parfaitement déformables, et sont décrits par les mêmes lois.
Ce qui les différencie, c'est essentiellement que les liquides sont très peu compressibles, quand on appuie dessus, ils conservent leur volume.
Alors que les gaz peuvent se comprimer, la pression est d'ailleurs une notion centrale en mécanique des fluides, puisqu'elle traduit à quel point un fluide est susceptible d'appuyer sur un objet.

La mécanique des fluides est une discipline très ancienne, puisqu'on peut dater ses débuts de l'époque d'Archimède (2 siècles avant notre ère), en prenant son bain dit-on, il comprit que l'eau exerçait une poussée sur les corps qui y étaient plongés, il s'élança alors dans la rue en criant "J'ai trouvé" ("Eurêka" en grec).
La poussée d'Archimède permet de comprendre pourquoi les bateaux flottent, ou bien d'où vient le vent.
Cette poussée est liée au fait que la pression diminue avec l'altitude ou augmente avec la profondeur.
Il fallu attendre longtemps pour qu'on commence à s'intéresser au comportement des fluides en mouvement (seizième siècle).
La loi de Bernoulli permet de comprendre comment la vitesse influe sur la pression, et partant de là, pourquoi on lifte les balles au tennis ou pourquoi les avions volent.

La mécanique des fluides est toujours un sujet de recherche très actif, notamment parce que les écoulements de fluides présentent la grande majorité du temps un caractère très turbulent.
C'est la turbulence, évoquée pour la première fois par Léonard de Vinci.
La turbulence est un phénomène chaotique, et il est par là même extrêmement difficile à aborder et surtout à prévoir, d'où par exemple, la relative imprécision des bulletins météo.

La pression

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La pression est association d'une forte avec une surface donnée(unitaire), nous l'appellerons P.
En statique de la force F exercée au sol par un corps est égale à son poids.

Ex : P = F / S
force F = 8 kg, surface au sol S = 4 cm²
pression = 8 kg / 4 cm² = 2 kg par cm²
A l'inverse une pression P qui agit sur surface S communique une force F.
Ex : F = P x S
pression = 2 kg/cm², surface = 4 cm²
force = 2 kg/cm² x 4 cm² = 8 kg

Si vous pouviez observer un fluide, un gaz ou un liquide, de très près, vous verriez que les molécules qui le composent vont et viennent à leur guise, mais se heurtent en permanence les unes aux autres.
Cela représente des millions de chocs par seconde pour une molécule, elles se heurtent également aux parois du récipient qui les contient éventuellement ou à tout objet situé dans le fluide.
Tout objet en contact avec un fluide subit donc les chocs des molécules du fluide, même si en apparence le fluide est immobile, c'est juste que nos yeux sont très loin de pouvoir voir les molécules, trop petites et trop rapides.
Il subit donc une force, qu'on appelle la pression. C'est la force avec laquelle le fluide immobile en apparence appuie sur les objets avec lesquels il est en contact.
La pression que l'air exerce sur n'importe quel objet, nous compris, est énorme.
imaginez une cloche de verre posée sur un sol bien lisse, il vous ai, en temps normal, facile de la soulever, par contre si on fait le vide à l'intérieur, cela vous sera sans doute bien plus difficile.
En faisant le vide, on supprime en effet la pression que l'air exerce de l'intérieur de la cloche vers l'extérieur, il ne reste que la pression de l'extérieur vers l'intérieur, soulever une cloche de 10 centimètres de rayon équivaudrait à soulever un poids de plus de 300 kilos !
Cette pression est dû au poids de l'atmosphère au dessus de nous.
L'air c'est léger, mais quand il y en a des kilomètres, ça commence à faire lourd.
Le poids de l'air au dessus d'un carré d'un mètre sur un mètre est en gros de 10 tonnes.
Cette pression, bien que dû au poids au dessus de nous, s'exerce dans toutes les directions.
C'est le propre des fluides, si vous prenez un ballon et que vous appuyez dessus, il a tendance à s'élargir, parce qu'il transmet la pression que vous exercez dessus sur les côtés.
Ce n'est pas le cas avec un solide, si vous appuyez dessus, cela n'appuie pas plus sur les côté, mais seulement en dessous.

La pression atmosphérique explique pourquoi les ventouses collent, en appuyant sur une ventouse, vous chassez une partie de l'air qui se trouve en dessous.
Du coup, la pression sur la ventouse vous empêche de la décoller, c'est aussi, au passage, le principe de la colle usuelle (pas la superglu), les bulles d'air qu'elle renferme, une fois qu'on a bien appuyé, jouent le rôle de minuscules ventouses.
C'est enfin ce qui explique que les pots de confitures soient si difficiles à ouvrir quand ils sont neufs, on les a fermés avec de l'air très chaud au dessus.
En refroidissant, cet air s'est contracté, il n'exerce qu'une toute petite pression vers l'extérieur, du coup, la pression atmosphérique rend le pot très difficile à ouvrir.
Le truc consiste à essayer de soulever un peu le couvercle à l'aide d'un objet un peu pointu, pour faire entrer de l'air, ça rendra les choses beaucoup plus faciles.

La poussée d'Archimède

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Si vous avez déjà fait de la plongée, vous devez savoir que plus on descend profond dans l'eau, plus la pression augmente.
Comment le comprendre ? En imaginant que vous plongiez votre main dans l'eau, paume vers le haut.
Vous ressentez à ce moment là la pression, c'est à dire la force exercée par l'eau sur votre main.
Cette force, c'est le poids de l'eau qui se trouve au dessus de votre main, or, plus vous descendez profond, plus le poids de l'eau au dessus de vous est important, donc en fait, plus la pression est importante, voici pourquoi en descendant, la pression de l'eau augmente.

Bon, en fait, il n'est pas important que votre main soit effectivement tournée vers le haut. Les fluides transmettent la pression dans toutes les directions.
Vous auriez ressenti la même pression si vous aviez tourné votre main de tous les côtés, en restant à la même profondeur, ce qui compte, c'est seulement la profondeur, et donc combien d'eau il y a au dessus de vous.

Voyons maintenant ce qu'on appelle la poussée d'Archimède.
Si on plonge une sphère dans de l'eau, la pression de l'eau au bas de la sphère est plus grande que la pression en haut de la sphère d'après ce qu'on vient de voir.
En effet, le bas de la sphère est plus profond, donc là ou la pression est plus grande, donc l'eau appuie moins au dessus qu'au dessous.
Au final, la sphère ressent donc une force dirigée vers le haut, exercée par l'eau, cette force provient de la différence de pression entre le haut et le bas de la sphère, on l'appelle poussée d'Archimède.

Quelle est l'intensité de cette force ?
Il est important de comprendre si cette force est grande ou non.
Si cette force est plus grande que le poids d'un objet, l'objet est poussé vers le haut, et reste à la surface: il flotte, c'est le cas des morceaux de bois, en général.
Si cette force est plus petite que le poids d'un objet, c'est le poids qui gagne, et l'objet coule, c'est le cas des cailloux.
C'est donc cette force qui détermine si un objet coule ou flotte.

Prenons notre sphère de tout à l'heure, et imaginons un instant qu'à sa place, on ait de l'eau.
L'eau à la place de la sphère n'aurait aucune raison de flotter ou de couler, elle serait restée sur place.
En fait, c'est que son poids aurait été compensé exactement par la poussée d'Archimède, et c'est ça qui est important, car la sphère subit exactement la même poussée d'Archimède que l'eau qu'on imaginait à sa place, autrement dit, la sphère subit une poussée d'Archimède égale en intensité au poids de l'eau qui aurait été contenue dans le volume occupé par la sphère, mais dirigée vers le haut.

Admettons par exemple que la sphère ait un volume d'un litre, un litre d'eau a une masse d'un kilo, donc la poussée d'Archimède qui s'exerce sur la sphère est dirigée vers le haut, et égale au poids d'un kilo.
Donc deux solutions soit la boule fait plus d'un kilo, auquel cas elle coule et on dit qu'elle est plus dense que l'eau, ou alors la boule fait moins d'un kilo, et on dit qu'elle est moins dense que l'eau, la poussée d'Archimède est plus forte, la boule flotte.

Le calcul des pertes de charge

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Présentation de notre logiciel Réseauxion de calcul les pertes de charge

Avant propos
Les formules ci-dessous ne prétendent pas couvrir l'ensemble du vaste sujet qui est le calcul des pertes de charge.
Un ouvrage comme "Le calcul des pertes de charge" par A. Boussicaud, très complet et fourmillant d'abaques, vous apportera sans aucun doute toute les réponses désirées.
Comme toujours, en technique après avoir ingurgité et à peu près compris les modes opératoires à mettrent en oeuvre pour certains calculs complexe, le technicien animé d'une obligation de résultat n'en utilisera que la synthèse.

Nous vous proposons un condensé et les logiciels Réseauxion et Aquaxion
Les éléments du calcul:
La détermination des pertes de charge nécessite la connaissance et le calcul de plusieurs facteurs à savoir;
Pour le fluide :
- sa nature (eau/air/autre)
- sa viscosité (Vis) cinématique en m²/s pour une température (t°C) donnée
- le débit (Q) en litre/heure

Pour le conduit:
- sa rugosité (Ru) en mm (acier = 0.05 mm/cuivre = 0.005 mm/polyéthylène = 0.007 mm)
- le diamètre (D) en mm
La vitesse du fluide (v) suivant la formule : Q m3h / ( D² mm * 354 )

Le nombre de Reynolds (Rey) qui détermine le type de régime d'écoulement suivant la formule:

( V * D ) / Vis
ou:
- V est la vitesse en m/s
- D le diamètre en mm
- Vis la viscosité cinématique du fluide
Si Rey < à 2300 le régime d'écoulement est laminaire, entre 2300 et 3000 il est transitoire au dessus il est turbulent.
Le régime turbulent est le plus fréquent en génie climatique pour l'eau comme pour l'air.

Le facteur de frottement (F)
- pour le régime laminaire c'est très simple car la rugosité du conduit n'intervient pas, son calcul est:

F = 64 / Rey
- pour le régime turbulent, cela se complique sérieusement par l'utilisation de la célèbre et implicite équation développé par Colebrook.
Définition: Implicite: adj. qui, sans être exprimé formellement, peut être déduit de ce qui est exprimé.
Math: Fonction implicite par rapport à une variable, pour laquelle on ne peut pas directement calculer les valeurs relatives aux valeurs de la variable.
Le calcul du facteur de frottement suivant la formule de Colebrook est:

1 / Racine F = - 2 Log [ ( Ru / 3.71 * D ) + ( 2.51/ Rey * Racine F ) ]
ou:
- F est le facteur de frottement à déterminer pour le calcul des pertes de charge.
- Ru est l'épaisseur de la rugosité du conduite en millimètre.
- D est de diamètre de conduit en millimètre.
- Rey est le nombre de Reynolds.

L'application de cette formule implicite impose de procéder par itération.
Itération: méthode permettant la résolution d'équations complexes dont la variable a déterminer est non explicite.

Les pertes de charge régulières

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La formule de calcul des pertes de charge régulières ( J ) est:

J = F * ( M * V ² / 2G * D ) * 10^3
ou:
- J est la perte de charge en Pascal (Pa).
- F est le facteur de frottement.
- M est la masse volumique du fluide en kg/m3.
- V est la vitesse de fluide en mètres par seconde.
- G est l'accélération de la pesanteur (soit 9.81 m/s²).
- D est le diamètre du conduit en millimètres.

Les pertes de charge singulières

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Dans un circuit tout les organes hydraulique créés des pertes de charge qui lui sont propre.
La formule générale de calcul des pertes de charge singulières (Dp) est:

Dp = C * ( M * V² ) / ( 2 * G )
ou:
- Dp est la perte de charge en Pascal (Pa).
- M est la masse volumique du fluide (m3/kg).
- V est la vitesse de fluide (m/s).
- G est l'accélération de la pesanteur, soit 9.81 m/s².

Equilibrage hydraulique d'une installation

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Bon nombre de gestionnaires d'immeubles perdent un temps considérable à gérer des doléances récurrentes bien identifiées relatives à l'inconfort thermique de certains logements.
Cet inconfort résulte dans la plupart des cas à un désordre hydraulique, qui a pour origine une mauvaise répartition du fluide caloporteur (certains émetteurs sont "suralimentés, d'autre sous-alimentés en fluide caloporteur).

Les effets sont connus, certains logements atteignent difficilement la température de confort, alors que d'autres plus proches de la source de production de la chaleur, sont surchauffés, et oblige les occupants à réguler la température ambiante en ouvrant les fenêtres (régulation dite par les fenêtres et dont le coût est sociabilisé au travers des charges).

Alors que les puissances de production thermique et des radiateurs installées dans les logements sont généralement bien dimensionnés, cette puissance n'est pas transmise rationnellement à l'installation.
La cause en est, pour l'essentiel, l'absence de la juste répartition du débit hydraulique sur l'ensemble des boucles et émetteurs chargés d'assumer cette mission.
Pour cette raison, il est essentiel d'obtenir les débits requis dans les conditions de dimensionnement initial, ce qui garantit la possibilité d'obtenir toute la puissance nécessaire quelque soit les conditions de travail (variation de la température extérieure).
C'est le rôle de l'équilibrage.

L'équilibrage hydraulique de l'installation consiste à répartir rationnellement le débit total à l'aide des matériels techniques nécessaires.
Cette opération peut-être réalisée dans les trois axes suivants:

- a) Boucle primaire
Les unités de production doivent être équilibrées pour obtenir les débits corrects dans chaque chaudières.
Dans la plupart des cas, il est aussi important de maintenir constant le débit dans chaque unité de production.
- b) Boucles secondaire
Le système de distribution doit être équilibré de sorte que chaque unité terminale (radiateur) soit assurée de pouvoir recevoir à toutes les charges de l'installation, au moins son débit de calcul.
Cette condition doit être obtenue tout en garantissant la compatibilité entre le débit de production et le débit de distribution.
- c) Boucles primaire et secondaire
Pour ce faire, des "outils" permettant le contrôle et l'ajustement de ces débits doivent être disposer sur ces deux boucles. Ces d'outils, sont généralement, des vannes dites d'équilibrage, permettant de maîtriser la résistance hydraulique (les pertes de charge) par ajustement au traitement de la boucle à équilibrer, des thermomètres et manomètres. L'absence de ces "outils", rend très difficile, voir impossible un équilibrage de qualité.

2. Notions élémentaires de base et mode opératoires
L' étude préliminaire des plans de l'installation permet de comprendre comment elle a été conçue.
Les boucles de régulation sont identifiées, ainsi que les conduites principales, les colonnes, les branches et unités terminales.
L'installation étant ainsi divisée en modules logiques, elle devient "compréhensible".
Il est indispensable de mettre à jour un schéma de principe unifilaire débarrassé des éléments qui ne concerne pas l'opération proprement dite.

3. Notions élémentaires de base (suite)
Lorsqu'on ajuste un débit à l'aide d'une vanne d'équilibrage, le débit et des pertes de charges se modifient dans l'ensemble du réseau.
Généralement les pertes de charge varies comme le carré du débit, inversement le débit varie comme la racine carré
des pertes de charge.
La pression différentielle appliquée sur les autres vannes d'équilibrage se modifie perturbant les débits déjà réglés.
En fait, les circuits sont interactifs.
Ce qui distingue essentiellement les différentes méthodes d'équilibrage est la manière dont des pris en compte cette interactivité.
Certaines méthodes sont conçues pour compenser cette interactivité, d'autres n'assurent pas cette compensation et il est alors nécessaire de corriger le débit à plusieurs reprises à chaque vanne jusqu'à obtenir plus ou moins les débits requis.

Deux méthodes sont généralement mises en œuvre
- la méthode proportionnelle
- la méthode compensée

La méthode proportionnelle
Une variation de pression différentielle appliquer sur un circuit engendre une modification du débit dans les unités terminale dans les mêmes proportions.
C'est sur ce principe fondamental qu'est basé la méthode proportionnelle.
Cette méthode implique la mesure de l'ensemble des débits dans toute les parties de l'installation.
Toutes les vannes équilibrage sont ouvertes complètement ainsi que les vannes de régulation.
Il faut procéder à l'ajustement de la vanne de régulation principale pour obtenir 100 % du débit de calcul.
Il est nécessaire de mesurer l'ensemble des débits de toutes les colonnes de déterminer le rapport:

R = débit mesuré / débit de calcul

Puis, on sélectionne la colonne caractérisée par le rapport de débit le plus élevé.
L' équilibrage débute par cette colonne, puis on procède à l'équilibrage de la colonne dont le rapport de débit est directement inférieur à celui de la première colonne équilibrée, ainsi de suite pour toutes les boucles et colonnes jusqu'à obtention des débits nécessaires par essais successifs.

La méthode compensée
La méthode compensée est un développement de la méthode proportionnelle.
Le principe et de maintenir constant et à la valeur 1 tous les rapports de débit.
Avec cette méthode, il n'est pas nécessaire de mesurer préalablement l'ensemble des débits dans toutes les les parties de l'installation.
On élimine ainsi de longue procédure en préliminaire rendu très difficile par le fait que certains débits sont tellement faible qu'ils ne sont pas mesurables.

La vanne 3 voies

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La vanne 3 voies est un organe de régulation, qui permet de répartir le fluide caloporteur dans l'ensemble du réseau en fonction des appels de puissance commandés par le régulateur. Son action doit être telle qu'elle permette une progressivité et une justesse du réglage sur toute la plage des débits à contrôler.
Pour sélectionner la vanne 3 voies, on utilise la connaissance de sa perte de charge interne, que l'on compare à la perte de charge à plein débit de la partie du réseau qui devient à débit variable, à partir de l'utilisation de la vanne 3 voies.

On détermine ainsi un rapport que l'on nomme "autorité":
a = Dpv / (Dpv + Dpdv)
Par expérience, on considère que l'on doit obtenir la relation:
0,33 < a < 0,5 pour obtenir de bonnes possibilités de réglage. L'autorité de 0,5 est communément recherchée, puisqu'elle correspond à l'égalité des pertes de charges dans la vanne et dans le réseau à débit variable (canalisations et échangeur ou production thermique).

Dpr = Dpdv = Dpch + DpL1 + DpL2
Le graphe ci-dessous permet de repérer l'action du réglage entre le coefficient de débit relatif de la vanne:
kv / kvs et le coefficent de débit relatif du réseau: qv / qv100

Pour obtenir 0,33 < à < 0,5 on peut noter qu'il faut
2 Dpr > Dpv > Dpr

Vanne 3 voies

Ces relations restent valables quel que soit le mode de montage de la vanne 3 voies : mélange ou décharge, direct ou inversé.
Nota: pour éviter les phénomènes de "pompage" de la régulation, il est important de s'assurer que:
Dpv + Dpdv < 0,5 Dpompe

Exemple: une installation de 50 kW et de 20 k de deltaT possède 0,3 m ce de perte de charge à plein débit sur son circuit à débit variable.

Les principaux constructeurs et revendeurs d'équipements hydrauliques de régulation peuvent assister l'installateur dans sa sélection de matériel. Il est préférable de consulter ces spécialistes, en cas de doute, afin d'éviter des erreurs de choix qui sont toujours préjudiciables au bon fonctionnement de l'installation.

Le calcul du diamètre équivalent

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Dans les systèmes de traitement d'air, les conduits ne sont pas toujours circulaire, afin de pouvoir déterminer les pertes de charge d'un conduit de section rectangulaire il faut calculer un diamètre "équivalent" suivant la formule:

De = 2 * ( a * b / a + b )
ou: - De est le diamètre équivalent.
- "a" est la largeur du conduit en millimètre.
- "b" est la hauteur du conduit en millimètre.

Le calcul du Kv / coefficient caractéristique

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La formule générale de calcul du coefficient caractéristique hydraulique (Kv) est:

Kv = Q / Racine Dp
ou:
- Q est le débit du fluide en litres par heure.
- Dp est la perte de charge disponible en Pascal.

Le mélange de fluides (sous-station dite de mélange)

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On peut déterminer le débit à "prélever sur un réseau primaire connaissant les températures et débit nécessaire au secondaire.

q 1 = ((t2a - t2r)/(t1a - t2r)) . q2
Ou:
q1 est le débit primaire souhaité
q2 est le débit secondaire nécessaire
t1a est la température aller primaire
t2a et t2r sont les températures secondaires (régime maximum)

Exemple:
t1a = 105°
q2 = 10 m3/h
t2a = 90°
t2r = 70°
Débit nécessaire au primaire = 5,7 m3/h

La bouteille de découplage hydraulique (bouteille casse pression*)

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Introduction

* Cette bouteille ne casse rien, et surtout pas la pression, ce terme est utilisé par la profession depuis longtemps et, est "compréhensible" de tous.
Il est difficile de faire changer le vocabulaire établi dans une corporation, qui somme toute, n'a pas l'ambition finale de décrocher un fauteuil à l'Académie Française.

L'installation de cette bouteille permet de créer un point hydrauliquement "neutre" entre les boucles primaire/secondaire(s) afin de rendre "indépendant" chaque circuit et "d'empêcher" toute interactivité des pressions dynamique induite par
leurs pompes respectives.
Le principe de détermination et de répartition du débit primaire ci-dessus calculé, est bien adapté au dimensionnement des bouteilles de découplage hydraulique, pour les installations de type réseau primaire avec sous-stations d'échange direct (pas d'échangeur de chaleur).

Attention, la somme des débits du (des) secondaires ne doit jamais excéder le débit primaire sous peine de transformer la bouteille de découplage en bouteille de mélange.
Cette erreur est mise en évidence lors des régimes de relance matinal et maximal par l'affaissement de la température du primaire (équilibre des températures primaire/secondaire).

Calcul "pratique" du diamètre de la bouteille de découplage hydraulique:
Pour dimensionner cet organe hydraulique efficacement, une règle pratique et communément utilisée par la profession,c'est la règle dite des 3d (pour 3 diamètres), à savoir;

- le diamètre de la bouteille doit être égal à 3 fois le diamètre de la tuyauterie côté primaire,
- les piquages amont/aval doivent êtres placés suivant le schéma ci-dessous (3d),
- la vitesse à l'intérieur de la bouteille doit être la plus faible possible de l'ordre de 0,10 m/s.

Calcul "réel" du diamètre de la bouteille de découplage hydraulique:
Le diamètre précis de cette bouteille peut être effectué comme suit:

D = v (354 x Q) / V
ou: D = diamètre de la bouteille,
Q = le débit en m3/h du primaire,
V = la vitesse de l'eau nécessaire dans la bouteille.

exemple: Q = 10 m3/h et V = 0,10 m/s
D = v (354 x 10) / 0,10 = 188.15 mm

Dans cette démarche on occulte volontairement les vitesses amont/aval de la bouteille, elles seront calculées spécifiquement en tenant compte des impératifs techniques respectifs.
On choisira donc un diamètre commercial arrondi au diamètre supérieur disponible.

Vanne 3 voies


Pourquoi cette appellation de règle des 3d ?

Pour le diamètre 3d
Si l'on procède aux calculs de la vitesse pour différents diamètres, en se fixant 0.10 m/s (vitesse recherchée dans la bouteille, c'est à dire pratiquement nulle) on constate, qu'avec un débit fixe, qu'il faut multiplier par 3 le diamètre pour obtenir une valeur proche 0.10 m/s.

Exemple:
dn(mm) débit (m3/h) vitesse m/s)
50 10 1.41
100 10 0.35
150 10 0.15

(vitesse = q / dn² * 354)

Pour les piquages La disposition décalée "en 3d" des tuyauteries amont/aval évite que des courants hydrauliques préférentiels ne s'établissent entre la boucle primaire et le (s) circuit (s) secondaire(s).
La hauteur disponible en sommet de la bouteille permet l'installation d'un dégazage manuel et automatique efficace, celle du bas de la bouteille crée un "piège à boue" par décantation, ainsi qu'un point de chasse et vidange.

Pour le chiffre 354

Vitesse = Q / S
Q = Q x S ou V x ((Pi x D²) / 4)
4Q = V x Pi x D²
D² = 4 x Q / V x Pi
D = v (4 x Q / Pi x V)

Donc, 4 x 10e6 / Pi * 3600 = 353.678 (arrondi à 354)
avec
Q en m3/s
V en m/s
D en mm

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Le logiciel Réseauxion


Introduction

Equilibrage d'une installation

La mécanique des fluides

La vanne trois voies

La pression

Calcul pertes de charge régulières

Calcul pertes de charge singulières

La poussée d'Archimède

Le calcul du Kv

Les pertes de charge

Le mélange de fluides

La bouteille casse pression
 


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